Madame, Monsieur,

Il ne s’agit pas ici de prendre prétexte de votre grève et de réagir à votre mouvement pour exposer mon programme et faire ainsi de la récupération électorale.
Examinons en toute sérénité les faits et les actes

• Les faits :
Les avocats ont entamé une grève totale de toutes les audiences depuis le 6 janvier, les journées de mobilisation du 16 septembre et de juillet et d'avril n’ayant pas alerté le gouvernement sur la nécessite d’engager des concertations quant à ce sujet prégnant conduisant à la fusion de votre régime autonome de retraite dans un régime général.
Rappelons que ce régime est autofinancé, solidaire et bénéficiaire.

• Les actes :
Je me suis rendu à l’invitation de Monsieur le Bâtonnier Manuel Furet lors de la séance du Conseil de l’Ordre du 21 janvier
d’autres candidats et non des moindres dont le Maire n’ont pas jugé utile de se déplacer.
Ce jour-là, j’ai clairement exprimé mon soutien à Monsieur le Bâtonnier et marqué mon incompréhension vu les conséquences de ce projet de réforme sur l’indépendance de la profession, sa paupérisation et sur la désertification de la défense aidée qui risque d’en découler.
Dès le lendemain, j’ai alerté l’ensemble des Parlementaires de notre Région ainsi également Mr le premier Ministre et Mme Belloubet, Garde des Sceaux.

Par ailleurs, après avoir réagi sans connaître la totalité de la problématique, Monsieur le Député JL Lagleize, colistier, a exprimé publiquement son soutien aux Avocats Toulousains en grève.

Ensuite, Monsieur le Député a rencontré Monsieur le Bâtonnier en exercice pour procéder à une analyse technique et précise des vos motivations.
Alors, pour autant, il ne m’a pas paru opportun d’adresser à chacun de vous une lettre type.

Le constat du manque de moyen de la Justice en France et plus particulièrement à Toulouse n’est pas nouveau hélas - et il faut le déplorer - et ce serait trop simpliste de soutenir qu’il découle du mouvement actuel.

Comment expliquer ainsi, que même si notre ville constitue un pôle aéronautique, la compétence juridictionnelle spécialisée en la matière ait échappé à notre Cité ?

Comment expliquer également que les risques industriels et catastrophes soient évoquées ailleurs, alors que les conséquences de d’explosion de l’usine AZF serrent notre coeur encore aujourd’hui.

Comment expliquer enfin que malgré les problèmes de sécurité et de grand banditisme rencontrés ici, le GIR n’existe pas à Toulouse ?

Pour en terminer, l’installation de la Cour Administrative d’Appel à Toulouse semble faire l’objet d’une contestation.

Alors il n’est plus temps de la concertation mais de l’action. Cette action, c’est le retrait du projet de réforme de retraite des Avocats; et la prise en compte véritable des besoins locaux d’amélioration de l’Œuvre de Justice pour tous.

Franck Biasotto